L’île aux femmes de Zanzim

Ma dernière lecture c’est l’île aux femmes de Zanzim, un auteur que je ne connaissais pas du tout et c’est très coul!

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C’est l’histoire d’un aviateur très doué et qui enchaîne les conquêtes grâce à sa renommée (il en profite allègrement. ..), puis la guerre est déclarée et il est envoyé sur le front pour aller chercher les lettres des soldats qu’il doit rapporter à leur femme. Il ne comprend évidemment pas pourquoi il doit risquer sa vie pour livrer de grotesques lettres d’amour. Après une grosse tempête il se crash sur une île déserte…

pas si déserte que ça d’ailleurs puisqu’elle est habitée par de vaillantes amazones.

Les grotesques lettres d’amour vont alors lui permettre de survivre dans cet environnement hostile. …
C’est très drôle et joliment dessiné !

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Râler c’est bon pour la santé!

Le journal 20min qui s’essaye à la critique musicale. ..on repassera. Aucun rapport donc avec la bande dessinée mais j’avais envie de pousser un petit coup de gueule. Le titre de l’article est le suivant  (cliquez dessus pour découvrir une merveille journalistique!):

Pourquoi Pink Floyd est le groupe le plus surestimé du monde

Je vais donc me faire un plaisir de dégommer un à un les arguments de ce journaliste du dimanche, c’est facile mais ça défoule :

  • 1: la longueur ça ne fait pas tout, certes, mais quand on en a une courte c’est embêtant.
    Atom Heart Mother est bel et bien un petit bijou symphonique, un orgasme pour les oreilles, une musique unique qui fait partie des rares à provoquer de vraies émotions quand on l’écoute!
    De plus, non la longueur des morceaux n’était pas à la mode à l’époque, c’est plus ou moins eux qui en sont à l’origine pour la simple et bonne raison que quand tu trip c’est fatiguant de devoir se lever pour tourner le disque. Bah oui.
  • 2: Certains clips ont mal vieilli, soit, mais comme le journaliste le dit si bien dans son torche cul: « Ce qui nous a valu quelques clips certes révolutionnaires en leur temps mais parfaitement ringards aujourd’hui ». Tout est dit; ce qui est une révolution pour l’époque ne l’est plus à la notre. Là il nous apprend un truc le mec!
  • 3: Aïe, là on est à court d’argument: Pink Floyd c’est nul comme nom quand même ! Parce que c’est une référence à deux grands mucisiens de blues « Ce qui pourrait être plutôt classe si Pink Floyd était un groupe de blues. Ce qu’il n’est pas. » Euh si, certains morceaux font d’ailleurs beaucoup plus partie du genre du blues plutôt que du rock psychédélique (Genre qui ne veut pas dire grand chose d’ailleurs. Mais bon il fallait bien trouver un nom à ce nouveau genre inédit)… Je rêve d’un monde où les journalistes se renseignent sur leur sujet…
  • 4: « la rock’n roll credibility » … et la journalism credibility on en parle?
  • 5: « Inventeurs du rock progressif, Pink Floyd est, par son succès planétaire, directement responsable de l’émergence de groupes infiniment moins doués qu’eux qui ont pollué les années 1980 » Dans cette logique, tout les artistes avant-garde font chier merde, ils sont responsables de toutes les merdes des suiveurs de leur mouvement ! Aux chiottes Caravage, William Turner, Picasso… !

La précarité du métier d’auteur

Un article du Monde décrit bien les difficultés du métier d’auteur de bande dessinée. Vous pouvez le consulter ICI.

Je vous le résume en quelques chiffres:

  • « Plus d’un auteur sur deux : 53 % déclarent toucher un revenu inférieur au smic brut, et même au seuil de pauvreté pour 36 % d’entre eux. La situation est pire pour les femmes : 67 % des auteures interrogées disent gagner moins que le smic, et moins que le seuil de pauvreté pour 50 % d’entre elles.
  • 50 % des répondants travaillent plus de quarante heures par semaine, et pour 80 % d’entre eux, le travail empiète sur au moins deux week-ends par mois.
  • 71 % ont par ailleurs un emploi parallèle, en général dans un autre domaine artistique ou dans l’enseignement.
  • Leur protection sociale, enfin, s’avère particulièrement faible : 88 % des professionnels interrogés n’ont jamais bénéficié d’un congé maladie, souvent par manque d’information. « Un sentiment d’injustice anime les auteurs, qui ont l’impression de cotiser dans le vide », note l’écrivain et scénariste Benoît Peeters, président des Etats généraux de la bande dessinée. »

Little Nemo In Slumberland

Cette année est très spéciale pour nous car tout les étudiants de l’Académie doivent réaliser une courte histoire de 4 à 8 pages qui se retrouvera publiée dans un recueil sur le thème de Little Nemo In Slumberland! C’est une belle opportunité qui nous est offerte, surtout pour des étudiants manquant encore d’expérience!

Non je ne parle pas du petit poisson valeureux mais bien du petit garçon qui, chaque nuit, nous emmène dans son univers onirique duquel il se réveille brutalement en tombant de son lit!

2016-04-07 00.42.26Imaginé en 1905 par le très inspirant Winsor McCay, ce dernier nous plonge à chaque rêve dans un monde peuplé de bizarreries, de créatures fantastiques et de princesse.

Vous reconnaîtrez sans doute la fameuse séquence où le lit du petit Nemo se met à marcher et n’en fait qu’à sa tête:

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Le recueil devra normalement être publié chez Delcourt, fin mai, si tout se passe bien! Avec une couverture réalisée par notre très cher parrain adoré: Zep! Qui, est ‘ailleurs venu nous donner de précieux conseils de narration sur nos storyboard (=ébauche de planche).

Pour l’occasion, le Boucher Rouge avait mis sa plus belle chemise!

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Visite des Locaux de Delcourt

Après une courte introduction sur les différents services (édition, graphisme, marketing, presse, fabrique…) du groupe Delcourt, nous avons été accueillis dans ses locaux, près de la place de la République, pour une visite guidée avec Anaïs Vanel coordinatrice éditoriale.
Chaque responsable de chaque service nous a expliqué son métier et les rouages d’une maison d’édition. Puis nous avons pu regarder de plus près plusieurs originaux à la FAB et pour finir nous avons pris un pot avec toute l’équipe!

Introduction à la communication non-verbale

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Aujourd’hui on a eu la visite de Xavier Ristat qui est venu nous parler de la communication non-verbale, ce qu’on appelle vulgairement le langage corporel. On a donc vu les 6 émotions « communes » à l’homme et à l’animal: la joie, la tristesse, la colère, le dégoût, la surprise et la peur, leurs fonctions (car oui rien n’est laissé au hasard), comment elles s’expriment, les types de signaux qui les trahissent et les états d’urgence de l’instinct qui sont: la fuite, la soumission et la lutte.

On s’est ensuite entraîné à savoir reconnaître ces émotions et ces états d’urgence de l’instinct sur des photos et des vidéos muettes d’inconnus et de politiciens bien connus. Et ce n’est pas toujours ce que l’on croit…

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Tout ça dans le but d’apprendre à mieux représenter l’expression de nos personnages en dessin. Ce fut un cours sur la psychologie humaine très instructif et je vous invite à visiter son site!

Vraie visite de ZEP!

Ce fut une belle matinée pour les étudiants de l’ABD! On a eu l’honneur d’avoir notre cher parrain ZEP pour nous tout seul, sans caméras, sans journalistes…

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Il nous a fait part de ses futurs projets, dont celui avec l’auteur Vince, visant un public adulte cette fois.On a aussi pu admirer ses planches originales, ses carnets de croquis… Whaou! Des paysages ravissants à l’aquarelle, peint minutieusement dans un style réaliste très différent de ce qu’on connait. Et ses carnets de storyboard où se mêlent ses idées pour les futures planches de Titeuf notamment. Tout est très propre, très soigné!

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Puis on a, à notre tour, montré nos travaux et ils nous a gentiment donné des conseils, des astuces de narration…

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D’ailleurs Philippe Chapuis, de son vrai nom, est quelqu’un de très posé, très calme, bref, quelqu’un de bienveillant semble-t-il. Avec un tel succès n’importe qui aurait pris la grosse tête pourtant.